Scénario : Dans la pince du Crabe (l'ère du vide)
MJ : Notre JS à tous
Personnages :
-Hôjo 1er chef du clan de la lionne des neiges (Sly)
-Otomo Kojuro, grand argentier impérial (Soshi)
-Hida, insoumis (Tof)
Cela fait maintenant quelques temps que j'ai rejoint mon maître, le grand Hôjo 1er, chef du clan de la lionne des neiges. Je ne reviendrai pas sur les raisons pour lesquelles j'ai quitté la maison du Dragon afin de rejoindre mon nouveau maître, mais je commençais à me faire à la vie au milieu des Bod, sur l'épine dorsale du monde. Cependant, la disette commençait et mon maître dût se rendre à Ryoko Owari afin d'acheter de quoi nourrir son peuple.
La guerre avait en effet fait rage non loin de nos terres. Les armées du Crabe, alliés à celle de celui dont le nom ne doit pas être prononcé, ni même écrit, ont tenté de forcer la passe de Beiden, afin de fondre sur la capitale et éliminer l'empereur. Fort heureusement, elles furent repoussés, mais les combattants avaient vidé une partie de nos réservers de nourriture. Nous partîmes donc, accompagnés des sieurs Otomo Kojuro, Hida ainsi que 30 longues cornes et une centaine d'hommes.
Nous arrîvames à Ryoko Owari sans encombre. Et rencontrames, peu avant d'arriver en ville, une centaine d'homme de la légion d'émeraude se dirigeant vers le sud d'où nous arrivions. Hélas, le seigneur Hida portait haut et fièrement ses couleurs, et il attira ainsi l'attention des soldats. La tension monta et le pire aurait pu arriver sans l'intervention d'Otomo Kojuro qui fit valoir ses droits en tant que membre de la famille impériale. Une fois l'incident passé, nous décidames de laisser les hommes et les longues-cornes à coté de l'entrée sud de la ville, afin que les bêtes paissent. Nous entrâmes dans la ville et nous dirigeames aisément vers le palais du gouverneur, grâce à la présence parmis nous d'un membre de la famille impériale.
Asamitsu Baranato, le nouveau gouverneur, accueillit chaleureusement mon maître. En effet, ils se connaissaient, et avant la fondation du clan de la lionne des neiges, le grand Hôjô était lui aussi membre du clan de la Licorne. Après de chaleureuses retrouvailles, rendez-vous fut pris pour un fastueux repas le soir. L'après-midi servit à mon maîte à chercher diverses denrées à un faible prix, tandis que je surveillais les bêtes et les hommes. J'appris plus tard que les prix avaient terriblement augmenté, et que mon maître ne put se procurer de la nourriture aussi facilement qu'il l'espérait.
L'heure du repas arriva. Le gouverneur et son père nous accueillirent. Un autre invité était présent à la table : Isa Otomo, il venait du nord et se dirigeait vers la capitale. Il discuta longuement avec le seigneur Otomo Kojuro. Ils faisaient en effet partie de la même famille, mais se connaissaient peu, en définitive. Je profitais du repas pour m'enquérir des mouvements de troupes au sud de la ville, craignant pour les hommes de mon seigneur. J'appris alors que mille hommes de la légion d'émeraude se tenaient dans la ville, en cas de problèmes, tandis que la centaine que nous avions auparavant croisée était partie en éclaireur.
A la fin du repas, nous nous séparames à nouveau. Hida dormit à l'auberge, mon seigneur et Otomo Kojuro au palais et moi au milieu des bêtes.
L'aube allait se lever quand les bêtes s'agitèrent. Inquiet, je me dirigeais vers mes hommes postés en sentinelle quand j'appris que l'un d'eux, posté au sud, avait disparu. Je pris cinq hommes armés de lances avec moi et me dirigea avec eux vers le sud. Le brouillard étai épais, mais au bout d'un court laps de temps, nous vîmes une forme se dessiner. C'était Idaho, l'homme disparu, portant sur ses épaules un membre de la légion d'émeraude agonisant. Avant de succomber, il n'eut que le temps de nous annoncer ce que je craignais tant : les armées du crabe et de l'outreterre fondaient sur Ryoko Owari. Et il était sûrement déjà trop tard. D'autres formes se dessinèrent dans la brume, petites et rapides. C'était la première fois que je voyais des gobelins.
Je hurlais à Idaho l'ordre de prévenir le camp. Ils devaient à tout prix contourner la ville pour se rendre au nord, afin d'éviter les combats. Je comptais retenir le plus longtemps possible les premiers ennemis avec mes hommes. Hélas, Idaho fut massacré par des gobelins avant d'avoir pu s'éloigner. Nous nous ruames donc vers le camp. Voyant un longue-cornes affolé se jeter vers la vague d'ennemis, je tentais de l'arrêter. Hélas, la bête de renversa. Quelques instants plus tard, je pus me relever et je courais vers les portes de la ville. C'était la débandade, mes hommes couraient pour leurs vies ainsi que les bêtes. Il me fut impossible d'estimer nos pertes. Surtout que, pendant que je courais, un gobelin s'accrocha à mon mollet gauche et planta ses dents pointues dans mes chairs. Je le délogeais facilement, mais la blessure était là.
Finalement, je pus passer les portes avant qu'elles ne fussent fermées, mais un des longues-cornes de mon maître n'eut pas cette chance. Il fut dévoré sous mes yeux par un de ses immondes ogres. Une fois passé,. j'essayais d'assister tant bien que mal les hommes fermant la porte pour la consolider, mais elle semblait faiblir. Puis nous vimes des groupes de gobelin voler par-dessus la muraille, projetés par les ogres. Je décidais alors de rejoindre mon maître au palais, afin de l'avertir de la situation. Une fois retrouvé, je fis mon rapport et nous nous rendîmes vers la porte sud, d'où mon maître commença à prendre la direction des opérations.
De mon coté, je me dirigeais vers l'est, en longeant la muraille, afin de voir ce qu'il en était de nos hommes. J'aperçus Hida, en train de combattre un ogre. Je ne sais ce qui me poussa à ce moment-là, la folie, la fureur ou le courage, mais je me jeta sur la bête et, presque par miracle, j'arrivais à l'achever. Cela me valu une remarque acerbe et menaçante de Hida, qui tenait à garder ses combats.
Mais nous ne pûmes nous expliquer, mon maître et Otomo Kojuro, suivis de deux soldats, venaient nous chercher à cheval. J'appris plus tard que tandis que je me dirigeais vers l'est, Otomo Kojuro fut enlevé dans les airs par une créature immonde, mais put l'achever en plein vol. Un étal de poisson arrêta sa chûte, tandis que mon maître, se rendant compte que la défense de la ville était une cause désespérée, décida de quitter les lieux. J'appris aussi que l'attaque avait commencé pendant la nuit. En effet, les gobelins avaient décidé de voler toutes les chaussures gauche de la ville afin de la paralyser. Preuve est encore faite de la méchanceté (et de la stupidité?) de ces créatures.
Mais revenons-en à nos chevaux. Nous remontâmes tant bien que mal la grande rue, nous frayant un chemin parmis les badauds. Nous commîres d'ailleurs certains excès de violence qui pèsent encore aujourd'hui sur mon honneur. Puis, nous nosu dirigeames à travers les ruelles de la ville afin d'éviter la foule. Quelques temps plus tard, nous étions sortis, tandis que la ville connaissait ses derniers instants. Les morts-vivants avaient encerclé la ville et tout était fini.
Hors de la ville, nous retrouvames de nombreux hommes et longues-cornes. Ce fut une immense joie, car moins de la moitié d'entre eux avaient succombé. Nous montâmes un camp et passames la nuit. Le lendemain, l'alerte fut sonnée : des émissaires du Crabe s'approchaient de nous. Ils venaient pour parlementer.
Leur proposition était simple : nous avions toute la nourriture requise si nous les aidions à passer la montagne, afin de se rendre plus aisément à la capitale. Sans notre aide, ils devaient encore remonter par le nord et passer successivement dans les territoires de la Licorne et du Dragon afin de pouvoir contourner les montagnes. Je pus aussi me rendre compte des tensions entre ces hommes et Hida. Sa loyauté à l'empereur avait génrêté une immense haine, et je pense qu'un jour ou l'autre, ces histoires se régleront dans le sang.
Bien évidemment, mon maître rejeta vivement l'offre, préférant une vie difficile par manque de nourriture à une vie calme et sans honneur. Les émissaires nous quittèrent, menaçants et mécontents tandis que nous nous dirigeames vers notre pays, suivis par de nombreux survivants venus de la ville, désireux d'avoir notre protection. Mon maître avait un choix difficile à faire et il décida de laisser faire la nature.
Ceux qui seraient assez forts pour survivre aux rudes conditions de territoire de la lionne des neiges recevraient notre aide. Les autres n'ont auront pas besoin, car ils mourront. Et c'est sur cette sagesse, infinie mais certes cruelle que s'achève le récit de ce sombre jour, où Ryoko Owari est tombée.
MJ : Notre JS à tous
Personnages :
-Hôjo 1er chef du clan de la lionne des neiges (Sly)
-Otomo Kojuro, grand argentier impérial (Soshi)
-Hida, insoumis (Tof)
Cela fait maintenant quelques temps que j'ai rejoint mon maître, le grand Hôjo 1er, chef du clan de la lionne des neiges. Je ne reviendrai pas sur les raisons pour lesquelles j'ai quitté la maison du Dragon afin de rejoindre mon nouveau maître, mais je commençais à me faire à la vie au milieu des Bod, sur l'épine dorsale du monde. Cependant, la disette commençait et mon maître dût se rendre à Ryoko Owari afin d'acheter de quoi nourrir son peuple.
La guerre avait en effet fait rage non loin de nos terres. Les armées du Crabe, alliés à celle de celui dont le nom ne doit pas être prononcé, ni même écrit, ont tenté de forcer la passe de Beiden, afin de fondre sur la capitale et éliminer l'empereur. Fort heureusement, elles furent repoussés, mais les combattants avaient vidé une partie de nos réservers de nourriture. Nous partîmes donc, accompagnés des sieurs Otomo Kojuro, Hida ainsi que 30 longues cornes et une centaine d'hommes.
Nous arrîvames à Ryoko Owari sans encombre. Et rencontrames, peu avant d'arriver en ville, une centaine d'homme de la légion d'émeraude se dirigeant vers le sud d'où nous arrivions. Hélas, le seigneur Hida portait haut et fièrement ses couleurs, et il attira ainsi l'attention des soldats. La tension monta et le pire aurait pu arriver sans l'intervention d'Otomo Kojuro qui fit valoir ses droits en tant que membre de la famille impériale. Une fois l'incident passé, nous décidames de laisser les hommes et les longues-cornes à coté de l'entrée sud de la ville, afin que les bêtes paissent. Nous entrâmes dans la ville et nous dirigeames aisément vers le palais du gouverneur, grâce à la présence parmis nous d'un membre de la famille impériale.
Asamitsu Baranato, le nouveau gouverneur, accueillit chaleureusement mon maître. En effet, ils se connaissaient, et avant la fondation du clan de la lionne des neiges, le grand Hôjô était lui aussi membre du clan de la Licorne. Après de chaleureuses retrouvailles, rendez-vous fut pris pour un fastueux repas le soir. L'après-midi servit à mon maîte à chercher diverses denrées à un faible prix, tandis que je surveillais les bêtes et les hommes. J'appris plus tard que les prix avaient terriblement augmenté, et que mon maître ne put se procurer de la nourriture aussi facilement qu'il l'espérait.
L'heure du repas arriva. Le gouverneur et son père nous accueillirent. Un autre invité était présent à la table : Isa Otomo, il venait du nord et se dirigeait vers la capitale. Il discuta longuement avec le seigneur Otomo Kojuro. Ils faisaient en effet partie de la même famille, mais se connaissaient peu, en définitive. Je profitais du repas pour m'enquérir des mouvements de troupes au sud de la ville, craignant pour les hommes de mon seigneur. J'appris alors que mille hommes de la légion d'émeraude se tenaient dans la ville, en cas de problèmes, tandis que la centaine que nous avions auparavant croisée était partie en éclaireur.
A la fin du repas, nous nous séparames à nouveau. Hida dormit à l'auberge, mon seigneur et Otomo Kojuro au palais et moi au milieu des bêtes.
L'aube allait se lever quand les bêtes s'agitèrent. Inquiet, je me dirigeais vers mes hommes postés en sentinelle quand j'appris que l'un d'eux, posté au sud, avait disparu. Je pris cinq hommes armés de lances avec moi et me dirigea avec eux vers le sud. Le brouillard étai épais, mais au bout d'un court laps de temps, nous vîmes une forme se dessiner. C'était Idaho, l'homme disparu, portant sur ses épaules un membre de la légion d'émeraude agonisant. Avant de succomber, il n'eut que le temps de nous annoncer ce que je craignais tant : les armées du crabe et de l'outreterre fondaient sur Ryoko Owari. Et il était sûrement déjà trop tard. D'autres formes se dessinèrent dans la brume, petites et rapides. C'était la première fois que je voyais des gobelins.
Je hurlais à Idaho l'ordre de prévenir le camp. Ils devaient à tout prix contourner la ville pour se rendre au nord, afin d'éviter les combats. Je comptais retenir le plus longtemps possible les premiers ennemis avec mes hommes. Hélas, Idaho fut massacré par des gobelins avant d'avoir pu s'éloigner. Nous nous ruames donc vers le camp. Voyant un longue-cornes affolé se jeter vers la vague d'ennemis, je tentais de l'arrêter. Hélas, la bête de renversa. Quelques instants plus tard, je pus me relever et je courais vers les portes de la ville. C'était la débandade, mes hommes couraient pour leurs vies ainsi que les bêtes. Il me fut impossible d'estimer nos pertes. Surtout que, pendant que je courais, un gobelin s'accrocha à mon mollet gauche et planta ses dents pointues dans mes chairs. Je le délogeais facilement, mais la blessure était là.
Finalement, je pus passer les portes avant qu'elles ne fussent fermées, mais un des longues-cornes de mon maître n'eut pas cette chance. Il fut dévoré sous mes yeux par un de ses immondes ogres. Une fois passé,. j'essayais d'assister tant bien que mal les hommes fermant la porte pour la consolider, mais elle semblait faiblir. Puis nous vimes des groupes de gobelin voler par-dessus la muraille, projetés par les ogres. Je décidais alors de rejoindre mon maître au palais, afin de l'avertir de la situation. Une fois retrouvé, je fis mon rapport et nous nous rendîmes vers la porte sud, d'où mon maître commença à prendre la direction des opérations.
De mon coté, je me dirigeais vers l'est, en longeant la muraille, afin de voir ce qu'il en était de nos hommes. J'aperçus Hida, en train de combattre un ogre. Je ne sais ce qui me poussa à ce moment-là, la folie, la fureur ou le courage, mais je me jeta sur la bête et, presque par miracle, j'arrivais à l'achever. Cela me valu une remarque acerbe et menaçante de Hida, qui tenait à garder ses combats.
Mais nous ne pûmes nous expliquer, mon maître et Otomo Kojuro, suivis de deux soldats, venaient nous chercher à cheval. J'appris plus tard que tandis que je me dirigeais vers l'est, Otomo Kojuro fut enlevé dans les airs par une créature immonde, mais put l'achever en plein vol. Un étal de poisson arrêta sa chûte, tandis que mon maître, se rendant compte que la défense de la ville était une cause désespérée, décida de quitter les lieux. J'appris aussi que l'attaque avait commencé pendant la nuit. En effet, les gobelins avaient décidé de voler toutes les chaussures gauche de la ville afin de la paralyser. Preuve est encore faite de la méchanceté (et de la stupidité?) de ces créatures.
Mais revenons-en à nos chevaux. Nous remontâmes tant bien que mal la grande rue, nous frayant un chemin parmis les badauds. Nous commîres d'ailleurs certains excès de violence qui pèsent encore aujourd'hui sur mon honneur. Puis, nous nosu dirigeames à travers les ruelles de la ville afin d'éviter la foule. Quelques temps plus tard, nous étions sortis, tandis que la ville connaissait ses derniers instants. Les morts-vivants avaient encerclé la ville et tout était fini.
Hors de la ville, nous retrouvames de nombreux hommes et longues-cornes. Ce fut une immense joie, car moins de la moitié d'entre eux avaient succombé. Nous montâmes un camp et passames la nuit. Le lendemain, l'alerte fut sonnée : des émissaires du Crabe s'approchaient de nous. Ils venaient pour parlementer.
Leur proposition était simple : nous avions toute la nourriture requise si nous les aidions à passer la montagne, afin de se rendre plus aisément à la capitale. Sans notre aide, ils devaient encore remonter par le nord et passer successivement dans les territoires de la Licorne et du Dragon afin de pouvoir contourner les montagnes. Je pus aussi me rendre compte des tensions entre ces hommes et Hida. Sa loyauté à l'empereur avait génrêté une immense haine, et je pense qu'un jour ou l'autre, ces histoires se régleront dans le sang.
Bien évidemment, mon maître rejeta vivement l'offre, préférant une vie difficile par manque de nourriture à une vie calme et sans honneur. Les émissaires nous quittèrent, menaçants et mécontents tandis que nous nous dirigeames vers notre pays, suivis par de nombreux survivants venus de la ville, désireux d'avoir notre protection. Mon maître avait un choix difficile à faire et il décida de laisser faire la nature.
Ceux qui seraient assez forts pour survivre aux rudes conditions de territoire de la lionne des neiges recevraient notre aide. Les autres n'ont auront pas besoin, car ils mourront. Et c'est sur cette sagesse, infinie mais certes cruelle que s'achève le récit de ce sombre jour, où Ryoko Owari est tombée.
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